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mercredi 15 juillet 2015

Les blogueuses auvergnates à la découvertes des vignobles Saint-Verny



Avec mes copines blogueuses, nous avons beaucoup de chance car de temps en temps nous sommes invitées à découvrir des produits, des lieux, et c'est à chaque fois un grand plaisir pour moi de venir vous en parler ensuite (avec 3 semaines de retard certes, mais le temps passe à une de ces vitesses...)
Fin juin, nous avons donc été conviées à une matinée de découverte des vignobles Saint-Verny, à Veyre-Monton (63), suivie d'une dégustation très enrichissante, puisque commentée par le directeur des lieux, Jean-Paul Berthoumieu.

Réputé pour son caractère volcanique, le terroir auvergnat a également la particularité de bénéficier à la fois d'un climat continental et d'une hygrométrie méditerranéenne, des conditions idéales pour la vigne. Pour la petite histoire, le directeur des caves nous explique que les vignobles sont également situés sur le 45ème parallèle, qu'on désigne communément comme étant celui du vin, c'est d'ailleurs le cas aussi pour les vins de Californie, mondialement reconnus.

Mais revenons en Auvergne :-)
Les vignobles Saint-Verny, c'est environ 1 million de bouteilles par an, 20% en vin blanc (Chardonnay), 25% en vin rosé, et 55% en vin rouge (Gamay et Pinot pour ces 2 derniers).
Seulement 20 % de cette production est destiné à l'étranger, le reste est vendu sur le territoire français, environ 1/3 aux grandes surfaces, 1/3 aux particuliers, et 1/3 aux cavistes.
Pour la majorité des consommateurs, le vin auvergnat n'a pas excellente réputation. On dit souvent de lui qu'il est mauvais, âpre et de qualité moyenne. Et bien sachez que ce n'est plus le cas. En effet, le vignoble a longtemps été considéré comme tel, tout simplement parce qu'il était trop jeune.
Au 19ème siècle, alors que la totalité des vignobles français ont été anéantis par le phylloxera, le vignoble auvergnat a été le seul épargné, et est ainsi devenu le premier fournisseur du pays, au point d'atteindre 46.000 hectares de vignes. Essoufflé, il fut tout de même touché par le phylloxera au début du 20ème siècle, et l'industrialisation massive de la région , ainsi que la 1ère guerre mondiale lui portèrent le coup de grâce. Il ne reprit vie qu'après les années 90, ce qui explique que les récoltes de cette époque aient été décevantes, puisque la vigne n'avait pas encore le développement nécessaire pour produire du vin de qualité.
D'après Jean-Paul Berthoumieu, il faut plusieurs années à la vigne pour commencer à produire du raisin, et encore quelques années supplémentaires avant qu'il ne permette une vinification satisfaisante. Aujourd'hui, le vignoble auvergnat est à son apogée, et la dégustation qui a suivi a pu nous le confirmer pleinement : le vin de chez nous est délicieux :-)




Côté technique, les procédés n'ont pas beaucoup changé, mais ont évolué avec le matériel employé. Dans le chai, les cuves sont en inox, et leur température est surveillée en permanence. Après les vendanges, le raisin est déversé dans un pressoir, dans lequel il va déjà macérer plusieurs heures. C'est d'ailleurs de cette manière que l'on fabrique "le rosé de pressoir", c'est la peau du raisin qui donne au jus sa couleur rosée, pendant la macération. 
Pour les vins rouges, la macération en cuve peut aller jusqu'à 32 jours. Pour des vins plus légers, on préférera des macérations courtes, de 10 à 15 jours.
Contrairement au vin de presse, obtenu en pressant le raisin macéré, le vin de coule est obtenu en recueillant simplement le liquide produit par la macération : ce vin là possède un tanin plus fin, et un goût plus léger.




Il faut également savoir que dans 95% des cas, on ajoute de la levure au raisin, afin d'activer la fermentation. En outre, la grande majorité des vins contiennent également du soufre. Cette étape contribue à la conservation du vin en bouteille : seulement 1% des vins sur le marché ne contiennent pas de soufre, mais il faut les consommer rapidement car ils ne pourront pas être entreposés en caves pendant des années, par exemple.

Après la visite du chai, nous avons pu découvrir les caves dans lesquelles sont conservés les fûts, majoritairement en chêne de l'Allier, et en bois des Vosges. Chaque fût peut contenir jusqu'à 225 litres de liquide, et vaut environ 600 euros. Les vins sont ensuite embouteillés sur place, avant d'être distribués dans les commerces ou directement aux particuliers par le biais de la boutique.




Après cette instructive visite, nous avons bien sûr pu goûter à quelques références de la cave. Petite précision : les vins se dégustent du plus acide au moins acide. Nous avons commencé par plusieurs vins rosés, personnellement ce ne sont pas ceux que je préfère, cependant j'en ai trouvé un ou deux bien à mon goût. Puis sont venus les vins blancs, parmi lesquels le Saint-Roch, un vin aux arômes fruités presque exotiques, un vrai régal pour les amateurs.
Mais ma préférence s'est nettement portée sur la gamme de vins rouges présentées, et notamment le Basalte, un Gamay très puissant et surprenant, qui a vraiment fait des adeptes parmi l'assemblée.
Pour accompagner la dégustation, un buffet aux saveurs régionales nous a été proposé, de quoi révéler encore davantage les finesses de chaque cépage.

Si vous souhaitez à votre tour découvrir ou redécouvrir les vignobles auvergnats, la cave Saint-Verny vous accueille du mardi au samedi (et les lundis en juillet/août), de 9h à 12h et de 14h à 18h30. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires sur le site internet des caves Saint-Verny.

[Un grand merci à Jean-Paul Berthoumieu pour cette matinée de partage, au cours de laquelle il a su nous transmettre sa passion du vin et de la vigne. Merci également à l'Agence Qui plus Est, et spécialement Anne-Cécile.]



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